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Tout a commencé en 2014. Je travaillais comme assistante administrative et commerciale dans un bureau d’études du bâtiment près de Metz. Je décidais de consulter un micro kiné parce que j’enchainais les gastrites. Après une heure de consultation silencieuse, le verdict tombe « il faut changer de travail »… et c’est un processus qui me prendra six ans. Effectivement, je ne me suis pas réveillée le lendemain matin avec cette idée fixe de quitter la société même si mon activité était devenue profondément ennuyante et que je savais que je ne ferai pas ça toute ma vie. D’ailleurs je l’avais déjà annoncé à mon chef lorsque nous faisions un trajet en voiture lors d’un de nos déplacements vers une autre agence à Nancy. Ça c’était une certitude pour moi même si je ne savais pas encore à ce moment quelle autre direction je prendrai. Il faut dire qu’il m’était difficile de sortir de ma zone de confort, une ambiance plutôt sympa, avec des collègues pour la plupart des hommes, ingénieurs et une seule autre femme, d’un certain âge, suffisamment mature pour ne pas être dans une sorte de compétition ou jalousie. Certaines comprendront de quoi je parle. Le salaire était lui aussi très convenable, les routines bien installées et j’étais bien organisée dans ma vie de « métro, boulot, dodo ». Sauf que malgré tout cela, je m’ennuyais profondément. Je ne trouvais plus de motivation ni d’intérêt à ce que je faisais.

Début 2015, nous apprenons que la société va être rachetée par un grand groupe et j’y vois là l’opportunité de restructuration de poste, peut-être va-t-on me donner d’autres activités, bref je suis pleine d’espoir. Le chef qui m’avait embauchée avait lui décidé de quitter la société et de continuer sa route ailleurs. Je suis partie en formation sur Paris, pour apprendre à utiliser un logiciel de gestion, enfin j’allais aller de l’avant. Bon, dans mes rêves uniquement. Rien n’avait changé malgré de nombreuses « promesses ».

En 2016, un nouveau chef arrive, je lui laisse donc le temps de prendre ses marques avant de lui exposer mon problème. Je venais récemment d’apprendre que je souffrais de bore out, c’est le contraire du burn out. C’est aussi un épuisement professionnel mais par l’ennui avec des symptômes de fatigue, déprime, baisse de l’estime de soi… Vu qu’avec le nouveau chef rien ne bougeait non plus, j’ai tout même décidé de faire, sur mon temps libre, un bilan de compétences. J’ai rencontré à ce moment une psychologue du travail et c’est là que les choses ont vraiment commencé à bouger, doucement mais finalement à mon rythme. J’étais déçue du bilan de compétences parce que finalement il ne m’a rien appris de nouveau. Je n’étais pas plus avancée. Par contre à cette époque, je souffrais de grosses anxiétés voire d’angoisses mais je refusais de recommencer une psychothérapie que j’avais déjà entreprise 15 ans plus tôt. Je ne voulais pas consulter un psy pendant des années à tourner en rond, mon impression avec le précédent thérapeute. Mais elle m’a expliqué qu’aujourd’hui on se tourne davantage vers des thérapies dites brèves et elle m’a recommandée une consœur qui pratique l’EMDR. Je l’ai consultée pendant un an à raison de deux séances par mois. Et pendant ce temps-là, l’été 2016 j’ai fait une erreur professionnelle, une boulette mais je n’ai pas non plus coulé la société. Mais mon chef, m’a très courageusement envoyé un mail, deux jours plus tard, un mercredi après-midi alors que ne travaillais pas, en mettant tous les N++ en copie, pour me faire part de son mécontentement, que je trouvais plutôt disproportionné. J’étais tellement remontée contre lui que j’ai fait ma réponse par mail le jour même, à chaud, en lui jetant à la figure tous ses reproches et lui faisant remarquer que j’avais fait plusieurs mails pour prévenir de mon mal être et que chaque fois il me répondait par « je vais faire remonter à la direction et on fera une réunion »… qui, vous vous en doutez n’a jamais eu lieu. Le lendemain il m’a proposé une rupture conventionnelle et je l’ai vraiment vécu comme un soulagement. La psychologue m’a tout de même laissé entendre que mon erreur était certes inconsciente mais volontaire, c’était le coup de pied aux fesses dont j’avais besoin pour sortir de ma zone de confort.

En 2017, la psychologue m’annonce que c’est la fin de notre partenariat et qu’elle estime que je n’ai plus besoin de venir la voir. J’étais contente d’être allée au bout mais je savais que j’étais allée au bout de ce qu’elle pouvait m’apporter.

En parallèle de tout ceci, dans ma vie perso, j’essayais de trouver une solution pour soigner l’eczéma de ma deuxième fille. Alors que ma grande consultait une psychologue également, cette dernière m’apprend que je peux me former à l’énergie universelle afin de l’aider. J’étais déjà très ouverte aux médecines douces donc tout naturellement j’ai trouvé l’idée excellente. C’est aussi cette année-là que j’ai fait connaissance avec les pierres, le magnétisme et je découvrais les chakras etc…

Je n’avais plus la motivation à trouver un travail dans un bureau et j’avais l’impression que ce temps de chômage m’était accordé afin de découvrir tout un monde différent.

Début 2018 je me forme donc, en janvier puis en mai, auprès d’Isabelle, à l’énergie universelle. A ce même moment je signe aussi un CDD d’un an chez Pôle Emploi. Une expérience professionnelle géniale, lors de laquelle j’ai rencontré des personnes formidables et c’est également auprès de ces collègues que je suis revalorisée, que je reprends confiance en moi et je quitte cette société avec le cœur lourd même si au fond de moi je sais que je ne souhaitais pas y faire ma carrière. C’est d’ailleurs l’un de ces collègues qui m’a suggéré de continuer à me former et de me mettre à mon compte. A ce moment ce n’était pas du tout envisageable pour moi. Lors de mes formations en énergie universelle, j’ai eu l’immense joie de faire la connaissance de Sonya, qui deviendra une très bonne amie et avec qui j’irai faire des séances d’hypnose. Ces séances, je les qualifierai d’extraordinaires parce que j’ai vécu des choses incroyables.

En 2019, c’est cette année-là que j’ai fait ma première initiation de Reiki, puis la deuxième et que j’ai osé rêver de me former à l’hypnose. Cette petite graine que mon collègue avait plantée avait germé et l’idée de m’installer comme thérapeute était née. Sauf que je me disais l’hypnose oui mais…. Mais quoi ? Quelque chose coinçait. J’avais découvert une autre belle personne, Camille Griselin, grâce à ses séances d’auto hypnose pour enfants qu’on trouve sur YTB. Au moment où j’étais prête à l’entendre, j’ai reçu une notification parce qu’elle venait poster une vidéo de témoignages d’élèves… Ah alors elle forme !! Intéressant. Puis une autre vidéo d’elle entendue sur la chaine Tystria lors de laquelle elle parle de son métier. C’est en l’écoutant que, venu du fin fond de mon être, je me suis dit « c’est ça que je veux faire ». Je cherche donc des infos sur sa formation, qui semble très intéressante mais couteuse pour une personne au chômage, puis elle est loin, faudra que je sois hébergée plusieurs jours puis les frais de transport, oups tout ceci me paraissait bien mal barré. En farfouillant sur son site je cherche la liste des thérapeutes qu’elle a formés et qui sont près de chez moi. Et la surprise ! Isabelle est l’un d’entre eux. Je décide donc de reprendre contact avec elle pour discuter, voir si j’aimerais vraiment faire ce « métier »… Encore une incroyable surprise, Isabelle forme également. Même technique que Camille Griselin plus un peu d’hypnose Eriksonienne pour laquelle elle était formé également. Merci univers infini pour ce beau cadeau, j’allais pouvoir me former à côté de chez moi avec une personne que je connaissais déjà et en qui j’avais confiance.

Début 2020, je fais ma formation en hypnose Pleine Présence puis c’est également Isabelle qui me formera au Lahochi de la 13ème Octave. Lors de cette formation, j’ai eu encore la merveilleuse chance de faire la connaissance d’Arnaud, qui deviendra par la suite mon Maitre Reiki pour les deuxième et troisième degrés puis pour Reiki Shamballa et puis également un très bon ami.

En résumé, c’est le moment où j’ai décidé de prendre les choses en mains par le biais de ce bilan de compétences, quand j’ai décidé que cela devait changer, que tout a changé. L’univers m’a beaucoup aidé en m’ouvrant des portes l’une après l’autre et j’ai fait à chaque fois des rencontres incroyables qui m’ont menée vers d’autres horizons et je continue aujourd’hui, bien évidemment à avancer dans mon chemin personnel avec pleins de projets en tête.

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